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Malaise Vagal

  • Photo du rédacteur: Farah Deida-Gouinguenet
    Farah Deida-Gouinguenet
  • 27 mai
  • 4 min de lecture

Une seule séance pour libérer la peur des soins médicaux : quand l'hypnothérapie fait ce que d'autres mettent des mois à accomplir

Il y a des moments dans ma pratique qui me remplissent d'une fierté douce et humble à la fois. Pas la fierté de l'ego — celle du cœur. Celle qu'on ressent quand on voit quelqu'un sortir d'une séance avec quelque chose de changé dans le regard, dans la posture, dans la façon de respirer. Récemment, l'une de ces séances m'a particulièrement touchée. Une patiente qui faisait des malaises vagaux à répétition avant chaque geste médical ou chirurgical, même mineur. Cette fois-ci, une intervention en dermatologie. Une seule séance avec moi. Et sa réaction après ? De l'émerveillement.

"Pour la première fois, je me suis sentie super détendue."

C'est pour ça que je fais ce travail.


Le malaise vagal : quand le corps tire le frein d'urgence

Avant d'aller plus loin, parlons de ce phénomène que beaucoup connaissent sans vraiment le comprendre : le malaise vagal, aussi appelé syncope vasovagale.

Le malaise vagal est une réaction du système nerveux autonome, plus précisément une activation soudaine et excessive du nerf vague — ce grand nerf qui régule une partie de nos fonctions involontaires : rythme cardiaque, tension artérielle, digestion. Face à un stress intense (douleur anticipée, vue d'une aiguille, environnement médical anxiogène, émotion forte), le corps peut déclencher une réponse paradoxale : au lieu d'accélérer comme dans une réaction de peur classique, il freine brutalement.

La tension artérielle chute. Le cœur ralentit. Le cerveau est momentanément moins irrigué. Et

la personne peut ressentir :

  • Une sensation de chaleur, de nausée

  • Des vertiges, une vision qui se brouille

  • Des sueurs froides, un teint pâle ou verdâtre

  • Une faiblesse musculaire intense

  • Et parfois, une perte de connaissance brève

Ce n'est pas de la faiblesse de caractère. Ce n'est pas "dans la tête" au sens péjoratif. C'est une réponse physiologique réelle, souvent déclenchée par une association émotionnelle apprise entre l'environnement médical et le danger. Le corps a mémorisé un pattern : cabinet médical = menace = frein d'urgence.


Les approches thérapeutiques classiques


Face aux malaises vagaux d'origine émotionnelle, plusieurs approches existent :

Les techniques de contraction musculaire (Applied Tension) : développées par des chercheurs suédois, elles consistent à contracter simultanément les muscles des bras, des jambes et du tronc pour maintenir la pression artérielle. Efficaces en gestion de crise, mais elles n'adressent pas la cause.

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) : travail progressif sur les pensées anxieuses, désensibilisation par exposition graduée. Résultats prouvés, mais sur plusieurs séances — souvent 5 à 10 minimum — et avec une implication active du patient entre les séances.

La relaxation et la cohérence cardiaque : des outils précieux pour réguler le système nerveux au quotidien, mais qui demandent une pratique régulière et ne "reprogramment" pas les associations profondes.

Les médicaments : dans certains cas, des bêtabloquants ou d'autres traitements peuvent être prescrits, mais ils traitent le symptôme, pas la mémoire émotionnelle qui l'alimente.

Toutes ces approches ont leur valeur. Aucune ne cherche à effacer le corps ou à ignorer la souffrance. Mais elles prennent du temps. Et parfois, le temps est ce qu'on n'a pas — quand l'intervention est dans trois jours, quand l'anxiété est déjà là, quand la personne a déjà reporté des soins essentiels à cause de cette peur.


Ce que l'hypnothérapie permet — et pourquoi ça va plus vite


Grace à ma façon d'être au monde : une pensée rapide et en perpective , une sensibilité exacerbée, une capacité à traiter plusieurs niveaux d'information simultanément, à percevoir les connexions là où d'autres ne voient pas encore de lien. Dans ma pratique d'hypnothérapeute, ce fonctionnement est une ressource. Il me permet de lire une situation rapidement, d'aller chercher précisément ce qui doit être adressé, de construire une séance sur mesure et non sur un protocole standardisé.

L'hypnose thérapeutique ne "force" rien. Elle ouvre une porte vers les niveaux de traitement inconscients — là où les patterns émotionnels sont stockés, là où la mémoire du corps tient ses croyances les plus anciennes. En état hypnotique, le cerveau devient plus réceptif à la réécriture de ces associations. On ne supprime pas la mémoire. On lui propose une nouvelle signification, une nouvelle réponse possible.

Dans le cas de ma patiente, le travail a consisté à aller rencontrer ce pattern — cette connexion profonde entre "geste médical" et "danger insurmontable" — pour lui proposer une autre expérience. Une expérience de sécurité. De contrôle. De confiance dans ses propres ressources.


Une seule séance. Pas parce que je suis magicienne. Mais parce que quand on sait où aller, on n'a pas besoin de faire le tour du quartier.


La fierté humble de voir quelqu'un se retrouver


Je ne prétends pas révolutionner la thérapie

ni minimiser le travail d'autres thérapeutes excellents. Ce qui me touche, c'est quelque chose de plus simple et de plus profond : l'intention qui guide chaque séance.

Mon intention première n'a jamais changé depuis mes débuts : arrêter la souffrance de l'autre le plus vite possible. Pas pour briller. Pas pour prouver quelque chose. Parce que chaque jour avec une peur de trop, c'est un jour de vie gâché. Parce que chaque soin médical repoussé à cause de l'anxiété, c'est une santé qui se dégrade en silence.

Et puis, il y a quelque chose que j'essaie de transmettre dans chaque séance, quelque chose qui me semble fondamental : la confiance en ses propres capacités de changement. L'hypnose ne guérit pas les gens. Elle leur montre ce qu'ils sont déjà capables de faire, ce que leur système nerveux sait déjà faire — si on lui en donne l'occasion.

Quand ma patiente est sortie de cette séance en me disant qu'elle s'était sentie détendue pour la première fois, elle ne m'a pas offert un compliment. Elle m'a offert la preuve que quelque chose en elle s'était rappelé qu'elle pouvait. Que son corps n'était pas condamné à se trahir à chaque cabinet médical. Que le changement était possible — et qu'il pouvait aller vite.

Et si vous vous reconnaissez dans cette histoire ?

Peut-être que vous aussi, vous repoussez un rendez-vous médical. Peut-être que vous connaissez quelqu'un qui blanchit à la seule évocation d'une prise de sang. Peut-être que vous pensez que "c'est comme ça" et que ça ne changera jamais.

Je vous dis doucement, mais avec conviction : ce n'est pas une fatalité.

Le corps a appris à avoir peur. Il peut apprendre autre chose.

Si vous souhaitez en savoir plus sur mon approche ou prendre rendez-vous, je suis disponible pour une première conversation.

 
 
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Se libérer de ses programmes et trouver Soi
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